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L'avenir est sombre pour les salariés de Rieter touchés de plein fouet par la crise automobile.
Touchés par la crise, les salariés de Rieter ne travailleront que dix jours durant le mois de décembre .

Rieter automotive France, société spécialisée dans les fournitures automobiles, n'échappe  pas  à la crise et les premières mesures de chômage partiel seront appliquées durant le mois de décembre sur les sites de la Chapelle-aux-Pots et d'Ons-en-Bray.  
Déjà, la direction du groupe dans un communiqué du 18 août annonçait une restructuration du groupe qui compte 2 divisions, une automobile et une textile, devant aboutir à une réduction d'effectifs  de 15% dans le monde soit environ 2 250 salariés. 

Plusieurs jours de fermeture en décembre
Les pays de l'Ouest de l'Europe ainsi que l'Amérique du nord seront les plus touchés mais les usines françaises n'ont pas échappé à la restructuration et à une réduction de ses effectifs. 
Rieter automotive à Lachapelle-aux-Pots prévoit également plusieurs jours de fermeture d'ici la fin de l'année.
Lors du CCE  du 23 octobre 2008 qui a eu lieu au siège d'Aubergenville la direction a annoncé plusieurs mesures conservatoires pour l'ensemble des sites français qui comptent environ 1250 salariés (Dieppe, Remy, Ons en-Bray, La Chapelle-aux- Pots, Blainville sur Orne, Aubergenville). 

40% de baisse d'activité
Avec une baisse prévue d'environ 40% sur l'ensemble des sites pour le début de l'année 2009, la direction de Rieter a mis en place un projet de redéploiement industriel qui devrait aboutir à la suppression de 136 postes sur le site de Rémy près de Compiègne et  de 51 postes sur le siège d'Aubergenville. 
Les sites de Ons-en-Bray, Lachapelle-aux-Pots et Dieppe sont également fortement touchés par le chômage partiel puisque d'ici la fin de l'année ces sites ne seront ouverts qu'environ 10 jours. Les jours de fermeture pour les salariés seront soit par la pose de congés payés obligatoire ou soit indemnisés par le biais du chômage partiel. 
L'impact sur les salaires est important puisque l'indemnisation du chômage partiel n'est que de 50% du salaire brut en net plus 1,07euro de l'heure. 
L'inquiétude sur le pouvoir d'achat est donc de plus en plus grande. Le maintien de l'emploi également.
L'année 2009 s'annonce bien compliquée contenue du nombre de fermetures annoncé par les constructeurs automobiles.
 

Présentation des trois candidats officiels au poste de Premier secrétaire du PS

 Les militants socialistes vont aux urnes jeudi soir pour élire leur premier secrétaire parmi trois postulants, Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal, dans un scrutin à l'issue très incertaine, où se profile en filigrane la présidentielle de 2012.

Après l'échec du Congrès de Reims le week-end dernier, qui a donné le spectacle d'un déchirement du premier parti d'opposition, il appartient aux militants d'arbitrer pour dégager un nom et une ligne politique.

C'est la première fois que trois postulants sont en lice depuis l'instauration du suffrage universel militant chez les socialistes, en 1995.

Compte tenu du rapport de force dégagé au scrutin du 6 novembre - 29% pour Royal, 24,3% pour Aubry, 18,5% pour Hamon- aucun des trois ne semble a priori en mesure de rassembler jeudi 51% des voix. Dès lors, le nom du successeur de François Hollande risque de n'être connu que vendredi soir, à l'issue d'un deuxième tour.

La présidente de Poitou-Charentes, 55 ans, devrait sortir en tête du premier tour qui se déroule de 17H00 à 22H00 dans quelque 3.200 sections, dont les résultats seront connus après minuit, estime-t-on dans les trois états-majors.

Les inconnues majeures du scrutin concernent le taux de participation - faible le 6 novembre, 56,6% sur des 233.000 inscrits- et le report des voix des partisans de Bertrand Delanoë (25,2%) qui ne devraient pas tous suivre l'appel de leur champion à voter pour la maire de Lille.

Dans la dernière ligne droite avant le scrutin, les candidats ont jeté leurs ultimes arguments dans le débat.

Mme Aubry, 58 ans, a interpellé directement sa rivale: "On ne peut pas à la fois dire +je suis dans le Parti socialiste+ et dire +je suis dans une rupture+". "Il faut arrêter de parler de soi, et je le dis aussi à Ségolène. Nous voulons un parti qui s'engage avec des militants".

Mme Royal rétorque: "les gens s'habitueront à mon identité politique" "à ce que je reste moi-même pour mieux changer le PS".

L'ex-candidate rappelle l'échéance de 2012 et appelle les militants à lui "renouveler" sa légitimité acquise en 2007: "parmi les leaders du PS il n'y en pas beaucoup qui peuvent être présents au second tour de la présidentielle", affirme-t-elle. Elle s'estime la mieux placée pour cette échéance "grâce au lien direct que j'ai avec le peuple français, au travail que j'ai fourni et l'équipe que j'ai rasemblée".

C'est justement contre cette présidentialisation que met en garde Benoît Hamon (41 ans). "Si on a une présidentiable à la tête du PS, l'objectif sera pendant trois ans d'assurer la promotion de sa candidature, qui fera l'objet d'une intense campagne de l'autre présidentiable pour qu'elle ne soit pas candidate".

L'eurodéputé se voit au deuxième tour mais ses chances semblent plus limitées. Il a prévu de donner une consigne de vote pour vendredi. Mme Royal lui a tendu la main: "Benoît Hamon sera dans la direction du parti s'il le souhaite".

Mais, les positions du champion de l'aile gauche du parti sont considérées comme plus proches de celles de Mme Aubry, qui, au second tour, pourrait y trouver une réserve de voix.

"La chance de Ségolène est de gagner au premier tour, s'il y a un deuxième tour, elle a perdu", prévoit un responsable PS pour qui l'ex-candidate peut profiter d'un sursaut des absentionnistes, "ces militants à 20 euros qui ont un lien affectif avec elle".

Le successeur de François Hollande sera probablement une femme, mais sa tâche sera ardue pour panser les plaies de Reims, refaire du PS un parti audible, avec en ligne de mire l'élection présidentielle de 2012.

     

 

 
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ORIENTATION GENERALE

Aubry prône "un socialisme renouvelé, ancré dans la gauche efficace, crédible". "Face à une droite dure, il faut une gauche forte".

Hamon aspire à "une gauche décomplexée, fière de ses valeurs".

Royal veut bâtir "le socialisme du XXIe siècle".

PARTI

Aubry veut "un parti de militants", dont il faut "garantir l'unité", un "Parti socialiste profondément européen", "fermement ancré à gauche" et "décidé à se renouveler", "une nouvelle génération de militants aux couleurs de nos territoires et de toutes les cultures présentes en France".

Hamon veut que "le PS change profondément", qu'il "ressemble à la France", soit "l'expression de sa diversité", "représente la mixité des âges et des origines".

Royal veut un "grand Parti populaire", ouvert "à toutes les diversités", espérant accueillir "les jeunes des quartiers populaires et de toutes les couleurs", "mettre en valeur une nouvelle génération d'hommes et de femmes de toutes origines et de tous les territoires".

ALLIANCES

Aubry veut "défendre les alliances avec les seuls partis de gauche"

Hamon refuse "l'alliance avec le MoDem, non par sectarisme mais parce que son projet économique libéral est incompatible avec le nôtre".

Royal: "l'union de la gauche d'abord, la main tendue aux humanistes pour battre la droite ensuite"

CRISE

Tous veulent des mécanismes de régulation des marchés financiers.

Aubry: taxe mondiale pour ralentir les mouvements de capitaux

Hamon: "un pôle financier public"

Royal: une banque publique de soutien aux PME

POUVOIR D'ACHAT

Aubry: revalorisations significatives du SMIC, plafonnement des loyers trop élevés.

Hamon: "SMIC à 1.500 euros dans un premier temps", "progression des salaires indexée sur gains de productivité et inflation".

Royal: réformer l'indice des prix de l'INSEE.

FISCALITE

Aubry: différencier le taux de l'impôt sur les bénéfices selon qu'ils sont réinvestis ou non, prise en compte du revenu dans le calcul de la taxe d'habitation.

Hamon: création d'une CSG entreprise, fusionner CSG et impôt sur le revenu

Royal: "supprimer l'essentiel des niches fiscales", fusionner impôt sur le revenu et CSG.

EMPLOI

Aubry: "taxer les entreprises qui abusent des emplois précaires, décourager les licenciements boursiers en faisant payer aux entreprises qui en ont les moyens le reclassement des salariés".

Hamon: interdiction des licenciements +boursiers+"

Royal: "récupérer les aides publiques lorsque les entreprises licencient ou délocalisent".

Tous veulent "sécuriser les parcours professionnels".

EUROPE

Aubry et Hamon: "réorienter la construction européenne".

Hamon: revenir sur l'indépendance de la BCE. Pour un new deal européen.

Royal: "Europe des grands projets"

ECOLOGIE

Aubry: "nouveau modèle de développement économique, social et écologique" "contribution climat-énergie".

Hamon: "répondre à l'urgence écologique" "vaste plan de transformation" des logements

Royal: "d'urgence, l'excellence environnementale", "fonds après-pétrole".

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